Le coït chez la femme
Guide illustré de la sexualité féminine (par Prolix)
Vaste sujet ! Il a été dit beaucoup de choses à propos de la sexualité de l'homme et de la femme. Beaucoup de vrai et aussi beaucoup de faux. De plus en plus, avec la diffusion des films pornographiques, la perception de la sexualité – tant pour l'homme que la femme – a été modifiée.
On peut croire à tort que l'un comme l'autre arriveront obligatoirement au coït et au plaisir.
Pour l'homme, on s'imagine qu'il ne lui faut que de la stimulation sexuelle pour y arriver. Mais même là, si c'est souvent suffisant, ce n'est pas aussi simple.
Première partie : généralités
Chez la femme, un coït normal (Masters et Johnson) se déroulera en quatre phases :
La confiance
Pour la femme, la dimension psychologique est encore plus grande.
Il faut à la femme, bien entendu, de nombreuses caresses et attention sur l'instant, pour arriver à l'état d'excitation suffisant. Mais la dimension va bien plus loin. Pour qu'une femme s'épanouisse pleinement dans sa relation, elle doit être confiante dans sa vie quotidienne. Un compagnon attentif n'est pas seulement un homme qui saura la caresser, mais aussi aller chercher les enfants à l'école, s'occuper de la cuisine ou du ménage, tant de petits gestes qui aident la femmes à son épanouissement sexuel.
Préliminaires
Tout le monde le dit, tout le monde le sait, les préliminaires sont très importants, tant pour l'homme que pour la femme, même si la femme en a en général plus besoin physiologiquement, les hommes ne sont pas contre non plus.
Durant les préliminaires, le corps de la femme répond à des stimuli et se prépare à recevoir l'homme dans les meilleures conditions et pour le meilleur coït possible. Il est donc nécessaire de ne pas sauter cette étape. Il faut environ 10 minutes pour que le corps de la femme puisse réaliser toutes les transformations nécessaires à cet acte.
Pour faire simple, les préliminaires comprennent tout acte sensuel ou sexuel qui n'impose pas de pénétration... même si certains incluent dans les préliminaires des jeux avec des objets, des doigts, la bouche ou la langue. Ils peuvent aussi inclure l'ensemble des quatre phases. En effet, dans le cas de difficultés lors de la pénétration (dyspareunie, etc.), ou simplement par jeu, rien n'empêche d'avoir une activité sexuelle uniquement fondée sur les préliminaires, qu'elle soit en dehors ou incluse dans une thérapie.
Attention cependant : si la femme peut avoir des orgasmes multiples et enchaîner une relation sexuelle avec pénétration après des préliminaires avec orgasme, chez l'homme, la phase refractaire impose un temps de repos plus ou moins loin entre deux orgasmes et deux érections.
Excitation
L'excitation permet au corps de passer de l'état de repos à un état apte au coït.
Ainsi, l'excitation permet au vagin de gagner en taille et en volume afin de recevoir le pénis, ainsi qu'aux parties génitales périphériques de se mettre en condition.
Les seins
Pendant l'excitation sexuelle, les seins réagissent aussi, on note une érection mamelonnaire au début de l'excitation sexuelle...
accompagnée d'une augmentation progressive de la taille globale des seins.

Les seins volumineux augmentent plus de taille pendant l'excitation sexuelle que les petits seins.
Masters & Johnson ont décrit également une vasocongestion dans le secteur génital, une sorte de rougeur qui couvre la peau des seins et de la partie supérieure de l'abdomen. Ces changements de coloration cutanée peuvent devenir de plus en plus prononcés. Certains couples préfèrent l'acte sexuel en laissant les lumières allumées afin de partager la vue de ses réactions sexuelles.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
Les parties génitales

Tous les modifications entraînées par l'excitation nécessitent un afflux de sang. La première des réactions est donc celle du système cardio-vasculaire : augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, entraînant l’accumulation du sang dans les vaisseaux du vagin, du clitoris de la partie inférieure du bassin ce qui explique le rougissement et la coloration foncée des tissus.
A partir de là, l'ensemble des organes sexuels sont modifiés.
Normalement, si l'excitation se passe correctement, le sexe féminin passe de ça :
à ça :
Ca, c'est la théorie, un peu exagérée et enjolivée. En réalité, les modifications sont nettement moins visibles, et peuvent varier d'une femme à l'autre. La vulve passe de ça :

à ça :
: le clitoris augmente de taille (longueur et largeur) et apparaît sous le capuchon... Les grandes lèvres s'épaississent, le clitoris prend du volume (mais ne dépasse pas forcément du capuchon).
En effet, la vasodilatation de la peau entraîne une sensation de chaleur, l’augmentation du flux sanguin dans la zone génitale conduit à une congestion génitale.
Les grandes lèvres
Les grandes lèvres se gonflent de sang. Elles deviennent plus plates et s'écartent l'une de l'autre.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
Les petites lèvres
Elles se gonflent de sang et augmentent de taille et d'épaisseur. Elles deviennent plus sombres.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
Le clitoris
Le clitoris augmente de taille. La tête du clitoris devient plus large, le clitoris s'allonge et augmente de volume. En cas d'excitation continue, la tête du clitoris se prolonge au-delà du prépuce (apparaît), devient plus exposée, et plus sensible au contact.
L'érection du clitoris est de plus en plus forte, et son gland se déplace vers la symphyse pubienne, restant dissimulé par le prépuce au début de l'excitation mais en deuxième temps, apparaît et disparaît à travers le prépuce en cas d'excitation continue.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
Le vagin
Le vagin se dilate dans sa longueur (notamment les 2/3 inférieurs). Sa longueur (moyenne) passe de 8 à 12 centimètres.
Remarque : On remarquera que le vagin ne faisant que 12 cm de long, il n'est nul besoin de posséder un pénis hors norme pour remplir pleinement sa fonction. Les femmes préfèreront toutefois un pénis large qui permet de mieux stimuler les parois du vagin et procurer par cela du plaisir.
L'utérus bascule dans l'axe du vagin.
Le vagin se lubrifie. Cette lubrification commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l'excitation. Une femme de 20 ans a besoin de 15 secondes pour lubrifier complètement son vagin, ménopausée, il lui faudra 3 à 4 minutes.
Le lubrifiant est en général un liquide transparent, de la consistance du blanc d'oeuf.
Lorsque le vagin est bien lubrifié, la lubrification est visible au niveau de la vulve (le liquide tend à couler en dehors du vagin).
Et une extême excitation peut aller jusqu'à lubrifier l'extérieur de la vulve. Cette lubrification peut parfois se montrer impressionnante, sans toutefois être anormale.
Le 1/3 supérieur (entrée) du vagin se dilate. Accompagnée de la lubrification, cette dilatation permet une pénétration plus aisée.
Remarque
Une trop grande lubrification diminue fortement la stimulation du pénis lors du coït, ce qui peut diminuer le plaisir des partenaires. Il convient donc de gérer habilement les positions et la lubrification pour maîtriser la qualité de la relation. Cette lubrification accompagnée des positions adéquates peut servir à prolonger la durée du coït.
L'enveloppe corporelle
Souvent un organe oublié, l'enveloppe corporelle (la peau) joue un rôle essentiel dans le plaisir et la sexualité. Sous l'effet de l'excitation, elle devient beaucoup plus sensible, notamment aux parties qui sont en contact avec le partenaire. Des caresses qui sont en temps normal sans effet deviennent efficaces et, a contrario, certaines caresses sur des parties du corps sensibilisé peuvent devenir désagréables (en fonction des personnes). La communication est primordiale afin de déterminer quelles sont les parties à caresser ou pas.
L'enveloppe corporelle participant entièrement au plaisir, il est donc conseillé de choisir des positions avec le plus de contact possible.
phase plateau
La phase plateau permet au corps de se préparer à l'orgasme, à la fois de la personne elle-même comme à celui du partenaire.

La phase plateau est dénommée ainsi car d'un point de vue purement sexuel, le plaisir augmente peu ou pas. En revanche, les modifications physiologiques se poursuivent.
De façon générale, la phase de plateau représente un état intensifié de la phase de l’excitation. La plupart des femmes sont à ce stade conscientes de leur désir, et savent détecter le passage de cette phase à la prochaine étape (orgasme).

Les seins
L'aréole des seins gonfle sensiblement pendant la phase de plateau en suivant l’érection qui s’est produite pendant la phase d'excitation. La base de chaque mamelon est cachée par cette augmentation de la taille de l'aréole.
La vasocongestion des seins provoquent un agrandissement dans la taille globale des seins. Cet agrandissement se produit plus chez les femmes qui ont allaité. Dans ce cas le sein peut augmenter plus de 25% de sa taille. (Masters et Johnson, 1966, page 29).

Le vagin
Le changement physiologique le plus important pendant la phase de plateau se produit dans le tiers externe du vagin. Masters et Johnson décrivent une vasocongestion fortement localisée qui crée un rétrécissement significatif à l'ouverture du vagin ce qui fait diminuer de taille l'orifice vaginal d'environ 30%. Ceci va rétrécir l’entrée du vagin ajustant ainsi l’ouverture du vagin à la largeur du pénis augmentant la stimulation tactile et le plaisir de la femme et de l’homme. Cette rétraction est nommée plate-forme orgasmique. Si la femme n'a pas un orgasme, cette congestion du vagin peut se prolonger 20-30 minutes.
Cette adaptation permet de préparer l'orgasme et notamment l'éjaculation. La semence ne devra pas être perdue afin de favoriser au mieux la fécondation.
Les deux-tiers intérieurs du vagin deviennent plus larges et plus profonds pour créer une petite « piscine » dans laquelle le sperme serait déposé.
L'utérus
Durant la phase de plateau, l'utérus perd une partie de l'altitude qu’il avait gagnée pendant la phase d'excitation. Cette perte d'altitude le conduit à modifier son axe jusqu'à être dans l'axe du vagin.
Le clitoris
L’aspect le plus caractéristique de la phase de plateau chez les femmes implique une légère rétraction du clitoris et du gland sous son capuchon. L'ampleur de rétraction clitoridienne peut dépendre de la nature et de la durée de la stimulation sexuelle.
Cette rétractation s'explique par le fait qu'au moment de l'orgasme, le clitoris devenant très sensible, une trop forte stimulation pourrait être désagréable et contre-productive. La femme n'ayant pas de point de non retour, le résultat de cette sensation désagréable serait une interruption pure et simple de l'orgasme.
Remarque
Masters & Johnson ont noté que sous l'action des caresses des seins, les changements clitoridiens se produisent tardivement. En revanche, avec une pression et caresses sur le mont vénus, la rétraction clitoridienne se produit plus tôt.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
Les petites lèvres
Les petites lèvres changent de couleurs, de taille et d'épaisseur. Elles deviennent plus sensibles à la stimulation.
Les petites lèvres augmentent considérablement, environ 2 à 3 fois en volume : béantes, elles affichent l'ouverture vaginale. Tumescentes, elles changent considérablement de teinte colorée, allant du rose au rouge chez les femmes qui n'ont pas eu la charge d'un enfant (nullipares), ou au rouge (très) vif (couleur vin) chez celles qui ont eu un enfant (multipares).
Les grandes lèvres
Participent à la contraction musculaire pendant l'excitation et durant l'orgasme chez les femmes nullipares. Chez les femmes multipares qui développent un réseau vasculaire plus étendu, les grandes lèvres peuvent augmenter dans ce cas de 2 à 3 fois de volume sous l'effet de la vaso-congestion.
Illustrations requises
Bien que décrites et documentées, ces modifications sont rarement mises en évidence. Si quelqu'un avait des photographies (avant/après dans les mêmes conditions) ou des vidéos pour enrichir l'article, ces éléments seraient les bienvenus.
L'orgasme

L'orgasme est un acte réflexe, qui survient à la suite d'une stimulation suffisante et se traduit d'une part par une sensation de plaisir intense, d'autre part par une série de contractions rythmiques de la région interne du premier tiers du vagin, de l'utérus et de la région anale.
Immédiatement avant l'orgasme, le clitoris devient exceptionnellement engorgé, ce qui fait disparaître le gland sous le prépuce clitoridien tumescent.

Des contractions musculaires rythmiques et involontaires se produisent dans le tiers externe du vagin, ainsi que dans l'utérus et autour de l'anus. Il s'en produit d'abord une environ toutes les 0,8 secondes, puis elles deviennent moins intenses et plus espacées aléatoirement tant que l'orgasme continue. En fonction de son intensité, un orgasme peut avoir aussi peu qu'une contraction ou avoir plus de quinze contractions (dit aussi « orgasmes répétés »). Il peut aussi être accompagné chez 40% des femmes d'une éjaculation féminine.
Remarque
Il est à noter qu'au moment de l'orgasme, chez l'homme comme chez la femme, le corps est insensible à la douleur durant quelques secondes.
Immédiatement après l'orgasme, le clitoris peut être tellement sensible que toute stimulation en est inconfortable, notamment si l'orgasme provient de la stimulation du clitoris.
Cette sensibilité nécessite un repos.
Chez certaines femmes, l'excitation et encore plus l'orgasme font apparaître des rougeurs au niveau du visage, de la poitrine ou du bassin. Cela provient des modifications physiologiques du systèmes cardiovasculaire, comme c'est le cas dans toute la région des organes génitaux.
Remarque
La rougeur n'est pas un indice significatif pour déterminer si une femme à un orgasme ou pas - et encore moins sa puissance - même chez une femme à la peau pâle.
Cependant, certains observateurs ont noté qu'une femme qui crie durant l'orgasme rougirait plus qu'une femme silencieuse.
La question en suspens est donc : la rougeur vient-elle du fait de jouir ou de gémir ?
Après tout, le fait de crier ou juste de retenir sa respiration fait rougir le visage. Est-ce l'effort, le cri ou l'hyperventilation qui en resulte qui aurait une influence quelconque sur l'intensité du rougissement ?
Juste après l’orgasme, une sensation de vide et de détente physique, mentale et émotionnelle apparaît. Ce moment est très important dans la sensation fusionnelle qui apparaît à ce moment-là avec l’autre.
Lors d’une relation sexuelle, l’orgasme n’est pas systématique. Chez la femme, l'orgasme n'est pas lié à la qualité du rapport sexuel. Pour connaître la satisfaction sexuelle d'une femme après un coït il ne faut donc ni se fier à la puissance de ses gémissements pendant l'acte ni au fait qu'elle ait eu ou non un orgasme.
Cependant, la force d'un orgasme féminin peut être renforcé en améliorant le tonus des muscles incriminés. Pour les renforcer, il existe de nombreux exercices, dont les plus connus sont les exercices de Kegel.
La résolution

Si les stimulations sexuelles s'interrompent, la résolution se caractérise par une intumescence des vaisseaux sanguins au niveau des structures externes et internes : l'afflux de sang commence à se dissiper, bien qu'à un rythme beaucoup plus lent si l'orgasme n'a pas eu lieu.
Les organes génitaux se replient dans leur emplacement initial : le clitoris se rétracte sous son prépuce ; le vagin et l'ouverture vaginale retournent à leur état normal et détendu. Le reste de la vulve, grandes et petites lèvres reviennent en position, couleur et taille normale.

Dans le cas où les stimulations sexuelles ne s'interrompent pas, immédiatement après l'orgasme, il y a un retour à une phase plateau (de courte durée) puis d'un orgasme, etc.
