Le sexe de la femme

Guide illustré de la sexualité féminine

Sommaire

Description générale

Description détaillée

Le mont de Vénus

Les grandes lèvres

Les petites lèvres

Le clitoris

Le vagin

L'hymen

Cas particulier : les seins

Le clitoris

Le mot clitoris est dérivé de grec kleitoriculin qui signifie chatouiller, à cause des sensations particulières que les femmes ressentent de la titillation de cet organe (Morel de Rubempré, ).

Petite histoire

Depuis l'antiquité, le clitoris était fort bien considéré car, selon Hippocrate, pour une procréation efficace, il fallait que la femme ait un orgasme, et les stimulations du clitoris étaient un moyen d'y parvenir. Cette idée a perduré fort longtemps et traversé les âges.

Au XIXème siècle, l'essort de la science moderne incite de nombreux scientifiques et médecins à se pencher sur le corps humain (en général) et donc aussi sur le clitoris. Il est alors étudié par le Dr Morel de Rubempré (1829), le Dr Kobelt (1851), le Dr Debay (1859) et le Dr Guyot (1882) qui, tous, le place au centre du plaisir et de la volupté.

En 1875, le Dr Edouard Van Beneden découvre le processus de la procréation, avec la fonction de l’ovule. Le clitoris devient alors un simple organe de plaisir, sans aucun intérêt pour la procréation. Pire, avec l'avènement de la psychiatrie et de la psychanalyse, le clitoris devient un organe immature (Richard Von Krafft-Ebing, 1886) voire régressif (Sigmund Freud, ...) et la fin du XIXème siècle tombe sous le coup d'une censure intellectuelle et morale, pourchassant les pratiques masturbatoires de la femme (et de la petite fille).

Ainsi à partir du début XXème siècle, le clitoris s'efface peu à peu des documents scientifiques et médicaux officiels, pour ne revenir que progressivement, dans les années 70, notamment grâce aux travaux de Kinsey ou Masters et Johnson.

En 1998, Helen O'Connell du Royal Melbourne Hospital, Victoria, Australie, décrit l'anatomie exacte du clitoris et en 2005 son équipe réalise la première image en RMN de l'organe clitoridien.

En France, aucune Faculté n'étudie scientifiquement la fonction du clitoris féminin car le clitoris ne sert qu'à l'orgasme et au plaisir. D'où un désintérêt pour la médecine sexuelle féminine, teinté également de tabou ou de peur... la première définition du clitoris remonte seulement à 1998 ! C'est donc une science très récente.

Description

photo clitoris capuchon
Le clitoris sous son capuchon
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Tags : clitoris

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le clitoris n'est pas un bouton circulaire. Il est fendu sur sa partie postérieure (interne) au niveau de la jonction avec les petites lèvres.

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Le gland du clitoris n'est pas parfaitement circulaire, il est fendu en arrière au niveau de la jonction des petites lèvres
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Source : rikochanpornstar

Tags : gros plan clitoris

Le clitoris est un organe sensible qui ne sert qu'à une seule chose : avoir du plaisir. C'est pourquoi, comme pour le pénis, le gland est protégé d'un prépuce afin de limiter sa stimulation malencontreuse et accidentelle qui serait particulièrement désagréable.

Le complexe clitoridien

En réalité, ce que nous appelons généralement clitoris n'est que le gland du clitoris, c'est-à-dire la partie émergente à vif du clitoris. En effet, le clitoris est en réalité un complexe (et nous parlerons par la suite de complexe clitoridien) profondément ancré dans le corps, avec de nombreuses ramifications qui entourent toute l'entrée du vagin et l'urètre.

schéma du complexe clitoridien
Le complexe clitoridien, appelé aussi unité clito-urétro-vaginale
schéma du complexe clitoridien
Le complexe clitoridien, vue de face
schéma du complexe clitoridien
Le complexe clitoridien, vue de profil

Remarque

Il faut bien insister sur le fait que les tissus érectiles engorgés d’une femme excitée ont le même volume qu’un pénis en érection.

Vous remarquerez que le complexe clitoridien encercle le vagin. Toute pénétration sans stimuler directement ou indirectement le clitoris est donc quasiment impossible.

Observons à présent ce complexe depuis l'extérieur :

photo vulve et clitoris
Le gland clitoris apparaît sous son capuchon zoom
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Tags : gros plan clitoris gland du clitoris

En plus du complexe clitoridien sous-jacent qui entoure l'entrée du vagin, nous apercevons qu'en surface l'entrée du vagin est gardée par les petites lèvres qui l'encerclent de part et d'autre de l'ouverture.

En suivant les petites lèvres vers le clitoris, nous remarquons qu'elles se rejoignent et se soudent au gland du clitoris dont elles deviennent solidaires (frein). Le capuchon du clitoris lui, recouvre le gland et vient rejoindre les petites lèvres de chaque côté.

photo gland clitoris
Le gland du clitoris
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Le capuchon et le clitoris sont donc solidaires des petites lèvres.

Fonctionnement

Vous pouvez faire l'expérience, il est très difficile d'introduire un doigt (et encore moins un pénis) sans toucher les petites lèvres.

Ajoutons à cela que lors d'un coït, sous l'effet de l'excitation, les petites lèvres gonflent, s'épaississent et deviennent plus sensibles, et il est aisé de comprendre qu'elles forment alors un passage obligé pour la stimulation.

Comme nous l'avons remarqué, les petites lèvres sont soudées au gland et au capuchon. Toute action de va-et-vient dans le vagin provoque une action similaire sur les petites lèvres. Elles-mêmes, de proche en proche, vont alors tirer sur le prépuce par l'intermédiaire du frein. Une action de « va » va enfoncer le petites lèvres à l'intérieur du vagin et tirer sur le frein et le capuchon qui vont alors à la fois découvrir le clitoris et le faire basculer vers le bas (entrée du vagin). À ce moment-là, le clitoris peut entrer en contact direct avec le pénis.

Lors du retrait (vient), l'opération inverse s'effectue : les petites lèvres ressortent, tirant le frein vers l'avant, permettant alors au prépuce de recouvrir le clitoris qui bascule alors vers son emplacement d'origine.

Même si le clitoris n'entre pas en contact avec un pénis (ou tout autre objet), la simple action de va-et-vient va provoquer le glissement du prépuce sur le clitoris et provoquer la stimulation du gland, des allers-retours au rythme du va-et-vient.

On voit nettement cette action sur les vidéos d'un coït...

Le clitoris est alors tout simplement stimulé et si cette stimulation se prolonge efficacement, elle conduira à l'orgasme.

Le gland : un pénis miniature

Le clitoris est l'équivalent du pénis chez l'homme. Au commencement, avant la différenciation sexuelle (avant la naissance donc), le même organe est formé et son évolution conduira soit la formation d'un pénis par la soudure des petites et des grandes lèvres, le pronlongement de l'urètre, soit achever sa formation féminine.

Mais même une fois à maturité, le pénis et le clitoris restent très sembables, tant sur la morphologie que sur la constitution et le fonctionnement.

photo long clitoris
photo pénis flasque
Comparaison entre le clitoris et le pénis
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Le gland du clitoris mesure environ 1 à 2 centimètres. Il s'agit là d'une moyenne, il peut être plus petit ou plus grand -Šsa taille dépend du taux de testostéroneŠ- mais dans tous les cas, sa taille n'a aucune influence sur sa sensibilité.

En revanche, la prise d'hormone masculines, notamment chez les femmes pratiquant le bodybuilding, fait croître le clitoris, parfois jusqu'à 5 ou 6 centimètres.

photo clitoris de 5 centimètres (2 pouces)
Un clitoris de 5 centimètres (2 pouces)
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Tags : clitoris gland du clitoris

S'il est difficile de s'en apercevoir sur le clitoris de petite taille (généralement caché sous son capuchon), sur le clitoris de grande taille on peut constater qu'il ressemble étonnament au pénis.

photo clitoris décaloté
Un clitoris décaloté zoom
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Et tout particulièrement le gland, qui a la même forme, la même structure et la même fragilité...

photo Gland de clitoris décaloté (autre angle)
Gland de clitoris décaloté (autre angle)
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Tags : gros plan clitoris gland du clitoris

Comme il est très sensible, (tout comme le pénis) il est recouvert d'un capuchon qui sert à le protéger.

Il est composé de tissus érectiles qui (tout comme le pénis), sous l'effet de l'excitation, lui permettent de prendre du volume, de se décaloter afin d'entrer plus aisément en contact car c'est par sa stimulation qu'il procure du plaisir.

Comme il est extrêmement sensible, une mauvaise manipulation peut conduire à l'effet inverse et devenir très vite désagréable. Il est donc important pour chaque partenaire de savoir comment le stimuler efficacement et cela ne peut passer que par la connaissance de son corps et la communication.

Plus d'informations sur le fonctionnement du clitoris durant le coït ici...

Le clitoris, un corps érectile

À l'image du pénis, le clitoris est un corps érectile : sous l'effet de l'excitation, il augmente de volume, c'est-à-dire en longueur et en largeur.

Ce gonflement produit une double action :

  1. En s'allongeant, le gland du clitoris se rapproche de l'ouverture du vagin;

  2. Au moment de cette érection Les petites lèvres étant soudées au clitoris par l'intermédiaire du frein, elles sont de facto entraînées vers l'entrée du vagin, occultant partiellement l'ouverture.

En illustration, sur les images suivantes, nous pouvons voir l'effet du gonflement du clitoris et l'occultation partielle de l'entrée du vagin par le gland du clitoris et des petites lèvres :

photo - sexe femme avant excitation
Sexe féminin avant excitation (au repos) zoom
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photo - sexe femme après excitation
Sexe féminin après excitation zoom: le clitoris augmente de taille (longueur et largeur) et apparaît sous le capuchon. Cette augmentation de longueur entraîne les petites lèvres. L'entrée du vagin est partiellement occultée pour une stimulation plus directe et intense durant le coït.
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Ces deux actions conjuguées permettent alors au clitoris et aux petites lèvres (sensibles) d'entrer en contact plus direct avec le pénis lors du coït, et participent ainsi à la stimulation sexuelle et à l'orgasme.

Clitoridienne ou vaginale ? La question du point G

La grande question qui taraude les spécialistes (et les non spécialistes) depuis des années est de comprendre, d'accepter ou non ou de partager le plaisir sexuel féminin en deux natures : vaginal ou clitoridien.

La question sous-jacente porte sur l'existance ou non du point G.

Le point G a été énoncé pour la première fois par Le docteur Ernst Gräfenberg en 1950, mais est passé relativement inaperçu. Ce n'est qu'en 1982 que des études américaines menées par le Dr Patrick Dao, Alice Ladas et Beverly Whipple ont confirmé l'existance d'un point situé dans le vagin qui procurait aussi du plaisir, indépendamment du clitoris.

Le débat était lancé.

De récentes études ont démontré qu'une femme excisée n'a pas de plaisir vaginal (le point G ne fonctionne pas) ce qui tend à prouver que le point G comme le clitoris ne sont en fait que les ramifications d'un même organe. Un seul organe pouvant être stimulé de deux façons différentes mais nécessaire au plaisir dans son ensemble.

L'existence du point G comme organe anatomique à part entière n'a jamais été démontré. Mais le point G existe bien. Il s'agit d'une zone du vagin, un point de convergence, qui, correctement stimulé permet la déformation optimale du complexe clitoridien.

La distinction clitoridien/vaginal n'a pour origine que la bizarrerie que le complexe clitorien est stimulé de façon optimale par le vagin.

Séparer le plaisir sexuel féminin en deux organes est dangereux car le complexe clitoridien est formé pour procurer du plaisir et tout est fait pour ne pas pouvoir faire autrement.

La séparation clitoridien/vaginal provoque un biais implicite de raisonnement si l'on ne fait pas attention. Le terme clitoridien se rapporte au clitoris et il est aisé de penser que les femmes ont besoin d'une stimulation directe du clitoris pour avoir du plaisir. On cherchera, peut-être à tort ou avec maladresse, des positions ou des actions stimulant directement le clitoris. Mais nous verrons que ce n'est pas nécessaire, le clitoris pouvant se débrouiller seul.

Cependant, le problème des femmes qui ne ressentent pas de plaisir vaginal provient essentiellement du fait que le vagin est une zone naturellement peu sensible. La part très innervée et spontanément la plus apte au plaisir est située à l’orifice vaginal, incluant le clitoris donc le gland du clitoris en avant. En revanche, le vagin, qui est un organe interne, n'est pas habitué aux stimulations et leurs interprétations n'est donc pas aisée. Il faut donc de la pratique pour petit à petit l’éveiller, c’est-à-dire l’érotiser pour qu’il devienne apte à ressentir des sensations. Une femme qui ne ressent pas de plaisir au niveau du vagin n'est pas une pure clitoridienne, elle n'est simplement pas habituée et exercée à ressentir du plaisir au niveau vaginal. Ceci, comme tout autre chose, se travaille et s'apprend. Il ne faut pas avoir peur de découvrir son corps, d'essayer...

Cependant, grâce à l'IRMN, Barry Komisaruk de l'Université Rutgers (New Jersey) a pu montrer que des zones différentes du cerveau s'activaient dans le cerveau de femmes à qui l'on demandait de stimuler respectivement leur clitoris, leur vagin, leur col de l'utérus ou leur mamelon.

Il s'est avéré que les femmes savent très bien distinguer la stimulation clitoridienne de la stimulation vaginale (deux zones distinctes du cerveau s'activent en fonction de la stimulation), ce qui rend caduque le débat sur la séparation des femmes en deux catégories (vaginale/clitoridienne).

En revanche, certaines femmes voyaient s'activer la zone de leurs organes génitaux (clitoris et col de l'utérus) lorsqu'elles stimulaient leur mamelon. Pour les auteurs, cela pourrait expliquer que pour certaines femmes la stimulation des seins soient particulièrement érotique. Autrement dit, une stimulation (caresse, pincement, succion...) des mamelons pourraient être perçue différemment selon qu'elle intervient avant, pendant ou après une stimulation vaginale. D'où l'importance de la pratique et de la communication entre les partenaires.

La circoncision

Le terme circoncision s'applique aussi aux femmes.

Il y a quatre types de circoncision féminine :

  • La circoncision au sens propre : suppression du prépuce du clitoris (analogue à la circoncision du prépuce du pénis). Elle est généralement pratiquée pour aider la femme à atteindre plus facilement l'orgasme, notamment en cas de phimosis du prépuce du clitoris.

    Aucune conséquence néfaste n'est à noter (pour l'instant) après l'ablation du prépuce du clitoris. Cependant, tout comme le prépuce du pénis, le prépuce de clitoris sert à protéger des agressions et stimulations extérieures en dehors du coït. Tout retrait devrait être motivé pour des raisons médicales.

  • L'excision : ablation du clitoris lui-même, souvent accompagnée d'une partie des grandes lèvres et des petites lèvres.

    Il s'agit d'une mutilation destinée à empêcher le femme d'avoir du plaisir. Elle n'a aucune justification biologique ou médicale.

  • L'infibulation : suture des grandes lèvres (en laissant juste une petite ouverture pour les le sang menstruel et l'urine) visant à empêcher les relations sexuelles. Elle n'a aucune justification biologique ou médicale.

    Il est à noter que, plus que les autres circoncisions, cette méthode à généralement de graves conséquences sur la santé.

  • L'introcision : élargissement de l'orifice vaginal par incision, en général pour permettre les rapports sexuels chez une femme ayant le vagin trop étroit, notamment chez les jeunes femmes ayant à peine atteint la puberté.

    Elle est réalisée dans les tribus pratiquant le mariage des fillettes.

    Cette pratique conduit généralement à tout un tas de complications (infections, douleurs,…) et est fort heureusement très rare. Elle n'a aucune justification biologique ou médicale.

Suite : Le vagin...

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